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1
depuis 1982
Poésie
94 > ad lib
complet

 

SVM veut dire : je suis, en latin (à noter que les lettres "u" et "v" sont identiques ; on écrit "u" en minuscules, et "V" en majuscules ; cela se prononce : "ou").

Il s'agit d'un recueil poétique. La poésie est le premier genre littéraire que j'ai pratiqué – toujours avec émotion mais je n'en écris plus guère depuis que je suis très accaparé par le romanesque. Néanmoins, ma prose littéraire est bien souvent imprégnée de poésie ! mais une poésie travaillée, ce qui n'est pas le cas pour les textes de ce livre.

Cet opuscule comporte à l'heure actuelle une trentaine de textes sur une centaine de pages, et se complète au fur et à mesure des ajouts qui n'ont pas de fin programmée (si ce n'est la mienne…).

J'ai longtemps hésité à fondre ce livre avec le suivant : AMO, qui est aussi entièrement poétique, mais dans une coloration très sensuelle voire sexuelle. AMO pouvant également être associé avec MEMO recueil de textes en prose poétique sensuelle à base autobiographique j'envisage de faire un coffret regroupant les trois livres.

 

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Le 6 août 1983, alors que nous étions, je ne sais où, dans Paris, avec mon cousin Denis, et que nous allions rentrer chacun chez soi, en métro, celui-ci proposa comme jeu l’écriture d’un poème durant le trajet, à se lire au téléphone à l’arrivée, avec comme thème imposé : le marché du vice. C’est probablement ma première composition sérieuse. C’était encore très cahoteux (à cause du métro ?), mais il y a là-dedans quelques amorces du discours poétique tel que, non pas je l’entends, mais je le parle.

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Écrit face aux Pyrénées, le soir où j’ai arrêté mon pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Un résumé de l’aventure, un peu pathétique, mais pas désillusionné. Je l’ai légèrement retouché en l'intégrant au livre.

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Miserabilis est un poème sur le pèlerinage (et non pas du), en ancien français, sous la forme d’un chant à couplets hétérométriques sur deux rimes, avec refrain. Le titre se souvient que dans miserabilis (digne de pitié, qui se lamente) il y a mirabilis (admirable, merveilleux). Certains mots sont inventés, certaines tournures improvisées, au jugé. Que les érudits ne m’en cherchent pas querelle : j’ai usé de libertés que j’eus sans doute pu prendre si je l’avais écrit au XVème siècle.

Le poème suivant : à la volée !, est un croquis de l'état d'artiste. Écrit un soir, en cinq minutes, au coucher, en pensant à quelqu'un de proche qui s’est arrêté d’écrire, malgré son grand talent. Mon credo, c’est le travail avant tout. Le Salut n’est que là.

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Je reste étonné de la parcimonie de ma production dans cette catégorie – SVM pourtant la plus universelle. Ainsi, la pliure de la page entre ces deux poèmes représente un an et demi... Ce n'est pas du tout l'impression que j'en garde. De fait, ils sont très proches, au moins dans l'état de désordre où j'étais pour la composition. Beaucoup (trop) de Je ; un je étroit, comme le chemin supposé conduire au vénérable.

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Ces formes courtes n'ont pas vraiment de ligne directrice. Fragments d'introspection, états d'âme de moments particuliers.

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Ce soir du 11 novembre 1997, alors que je reprenais l'introduction du recueil MEMO, je dus m'arrêter immédiatement au beau milieu d'une phrase pour me jeter à la rédaction de ce poème suite lyrique pétrie de matière bretonne. Il est curieux que la pensée, suivant une voie logique, ait aussi soudainement des fulgurances d'une toute autre nature. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive mais c'est toujours surprenant et assez excitant. L'écriture en fut rapide et quasiment sans repentirs. Je me sens en cela proche de l'expérience du cher Rilke pour ses non moins chères : Élégies de Duino. Je ne suis évidement pas à sa hauteur quant au résultat, mais je reste persuadé que le phénomène relève des mêmes causes. Ce qu'elles sont est une autre histoire...

Les deux premiers paragraphes du poème évoquent des lieux d'enfance, à Dol-de-Bretagne, entre la cathédrale St-Samson (pour laquelle j'ai écrit une messe) et le menhir du Champ-Dolent.

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Ce poème fut écrit au réveil, tôt (vers les 5 heures), assez rapidement et sans guère de repentirs. La poésie ainsi que je la pratique est un art quasi éjaculatoire ! ça sort d'un coup, tel que, et l'on n'y pense plus après. Je l'ai enregistré ensuite, au lieu même de sa composition ; plus tard, Tristan Pichard y adjoint un décors musical (accoustique).

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Cette élégie fut composée à la mémoire de Maina Pichard, épouse de Tristan, décédée le 11 mars 2013, pour être lue lors de ses obsèques. Il s'agit d'une allégorie bretonne du deuil, mais ne se refermant pas sur le désespoir.

Pour la version audio (lien ci-dessous, en MP3), j'ai pris la liberté de rajouter le cantique traditionnel breton : ar Baradoz (le Paradis), très souvent chanté aux messes d'enterrement (avec la voix de Liza Pichard), même si la cérémonie fut strictement civile. La traduction du premier quatrain (ici chanté sans paroles) est : « Jésus, comme est grand le plaisir de l'âme dans la grâce de D.ieu et dans Son amour. »

Gwerz war dec'h.mp3

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L'aventure poétique continue ! car j'ai en préparation un ensemble de 12 poèmes (dont 3 sont finalisés), plutôt modernes : la plupart écrits sur tableur ! étant surtout destinés à l'audition et feront l'objet d'un enregistrement pour un volume (avec de nombreuses collaborations amicales), chaque morceau faisant 5 minutes pour un total d'une heure. Cela s'intitule : Sales Mots Dits.

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