Pas de manifestation en extérieur pour cette nouvelle bouffonnerie organisée par Jalons, mais une soirée privée dans une boîte de nuit, le Privilège. Il s'agissait de dire non à la première guerre du Golfe. |
Nous décidâmes, Denis et moi, de nous costumer en Koweïtiens.
Denis avait séjourné au Soudan, en tant que
coopérant, et en avait rapporté des vêtements,
lesquels constituèrent le gros des costumes. Nous prîmes
le reste à Barbès, habitant à côté,
dans le même immeuble, à Montmartre. On y trouva aussi du
fond de teint ambré pour plus nous donner un air de là-bas... utilisant enfin un bouchon brûlé pour nous noircir une barbe et les sourcils. |
Ainsi grimés,
méconnaissables, nous voilà partis pour la soirée,
et avons pensé qu'un taxi serait plus tranquille que de prendre
le métro ainsi. Comme de bien entendu, on est tombé sur
un chauffeur arabe... On monte, et on discute entre-nous. Au bout d'un moment, le
chauffeur, assez perturbé de nous entendre parler si bien
français, nous a demandé : « Excusez-moi, mais vous venez d'où ? » Cela a été notre médaille ! |
Pas
grand chose à dire sur la soirée, très amusante
bien sûr, sinon que nous fûmes les plus en vue. On a
dansé sur la scène et dû faire des allocutions !
Lionel y était, mais il se trouve que j'étais
fâché avec lui à ce moment... ce qui est
arrivé régulièrement. On a fait la paix, au moins
pour la soirée – ça s'est arrangé par la
suite. |
Je
n'allai pas emporter mon appareil photo (argentique) à la
soirée, si bien que nous avons juste les trois photos prises
chez moi, après s'être grimmés. C'était
à la lumière électrique, ce qui fausse beaucoup.
J'ai corrigé comme j'ai pu, après, en numérique,
mais ce n'est pas le top. |